De l'argentique au numérique avec des appareils reflex stéréo.

Je m'étais promis de ne pas le faire et pourtant je l'ai fais : acheter 2 reflex numériques pour la stéréo.

Chacun a son style de photos et a ses appareils préférés pour les faires. Je fais partie de ceux qui pensent qu'il faut adapter la base de la stéréo au sujet. C'est particulièrement conseillé en macro-photo, mais c'est beaucoup plus discuté en photo de paysages, à cause de l'effet de maquette.

Si vous ne voulez pas adapter la base stéréo, alors vous éliminez presque automatiquement les appareils reflex, car ils sont trop gros et larges, sauf à acheter un assemblage de style RBT, mais RBT ne s'est pas encore aventuré dans les reflex numériques.

Un peu d'histoire :

Le fait que les appareils reflex haut de gamme de chez Nikon sont prévus pour accepter un simple câble de synchronisation entre 2 boîtiers est assez peu connu. Pourtant c'est ce que j'utilise depuis plus de 10 ans entre 2 reflex argentiques Nikon F90X. Apparemment c'est valable pour plusieurs autres modèles, surtout sur les modèles dits professionnels, dont le prix fait peur. A l'époque (1995) le F90X était le modèle "premier prix" ayant cette possibilité. Il est décrit comme appareil "semi-pro" ou "amateur averti" dans les magazines spécialisés en photo. L'investissement de 2 boîtiers et de 2 zooms 28-85mm à bague (et non à pompe comme il était classique à l'époque) m'avait porté à un budget compris entre 25 000 et 30 000F. Le même choix maintenant (en argentique) est certainement bien plus abordable, en occasion, et doit permetre aux currieux d'expérimenter ce genre de solution.

Je dois dire que ce choix n'est pas simple à faire, car outre le problème du prix, seule la commande de déclenchement est synchronisée par le câble. Pour le reste, vous avez 2 boîtiers côte à côte avec : 2 optiques, 2 mises au point, 2 mesures du temps de pose et le constructeur ne s'engage sur rien en qualité de synchronisation. Quand au flash, personne ne peut rien vous dire de plus que : il faudra bricoler.

J'avais finalement fait le choix, car il faut se remettre dans le contexte de l'époque. J'avais déjà fait des photos stéréo avec un Verrascope f40 sans cellule et sans adaptation de la base. J'avais subi ses reflets internes. (Combien utilisent encore un appareil des années 50 avec leurs défauts?) Je l'avais comparé avec les résultats que j'obtenais en hyper-stéréo en 2 temps avec un Nikormat avec sa cellule intégrée et des optiques interchangeables. Le Nikormat me donnait infiniment plus satisfaction, mais je ne savais pas en synchroniser 2 et j'ignorais l'existence des RBT. J'essayais et réussissais à synchroniser 2 petits compacts (argentique) Canon bifocal avec flash intégré. La qualité d'image n'était pas celle d'un appareil reflex. Le temps de pose un peu aléatoire. Les images n'étaient pas mal synchronisées, mais pas bien non plus. Les 2 flash faisaient 2 ombres indépendantes, une sur chaque photo du couple. Les ombres ne sont alors plus vues en relief. Bref je n'avais rien de satisfaisant pour faire de la stéréo en mouvement.
J'avais alors fait le pari : les reflex c'est mieux, les cellules multizones modernes c'est mieux, la mise au point automatique c'est mieux, la synchro Nikon pour des appareils posant aussi court que 1/8000e de seconde ça peut pas être mauvais et le flash (unique) on bricolera.

Usage de reflex argentiques en stéréo :

Le bilan fut immédiatement positif. Le viseur de l'appareil est très lumineux, facile pour les cadrages exacts. Les temps de pose bien mieux choisis. Les décalages de programme, si facile à utiliser, les passages entre mode manuel et automatique si immédiat. La mise à la même focale des 2 zooms a été un réflexe imédiatement aquit. Les mises au point et temps de pose choisie automatiquement à l'identique dans presque tous mes usages.
Les tests de synchronistion stéréo ont un peu déçu dans un premier temps, puis, en comprenant les différents modes, on sait ce qui marche et finalement ça marche bien.
Oui, c'est encore très bien, certes pas aussi parfait qu'un appareil esclave d'un appareil maître.

En fait toutes les possibilités théoriquement offertes par ces appareils ne sont pas accessibles. Il existe des cas où les 2 appareils restent trop indépendants.
En particulier, il existe le mode mise au point en continu (C) qui est censé s'accommoder des objets en mouvement et déclencher exactement au moment choisi. En fait dans ce mode (C) chaque appareil s'accorde une fraction de seconde pour déclencher sur un "bon pas" de la mise au point et, au finale, les 2 images ne sont pas synchrones. Donc seuls les modes (S) standard et (M) manuel sont utilisables. C'est à dire : on appuie sur le déclencheur à mi-course et en mode (S) chaque appareil fait sa mise au point et prend son temps de pose. Une fois attendu la fraction de seconde nécessaire, on déclenche à fond et le résultat est synchrone à mieux qu'un 1/500e de seconde entre les 2 appareils. En mode manuel (M) il n'est normalement pas nécessaire d'attendre un micro-instant à mi-course pour déclencher, mais ça semble quand même préférable.

L'autre problème, c'est l'écart de mise au point et l'écart de temps de pose. Quand des objets proches et étroits sont dans le champ, chacun des objectifs ne voie pas (à cause de la parallaxe,) les mêmes objets dans sa zone de capture et mesure une distance différente et un temps de pose différent. Il faut savoir repérer ses situations et passer en manuel un des appareils pour le contraindre à faire le même réglage que l'autre. D'expérience c'est pas facile et l'on se fait facilement pièger et les 2 images sont différentes.

Evidemment vous vous dites ce problème sera identique en numérique. Pour l'essentiel vous avez raison, mais comme nous le verrons, notre monde moderne continue à nous faciliter la vie.

A l'arrière : les anciens reflex F90X argentiques sur une grande barre (base = 35cm).
Devant : les nouveaux reflex D200 numériques côte à côte sur la plus petite barre (base = 15,5cm)

Les bricolages associés :

Pendant que l'on est dans les problèmes, parlons du flash. Là aussi le F90X est très élaboré. Dès que l'on met le flash sur le sabot il remonte la vitesse au 1/60e de seconde s'il y a peu de lumière ou il choisi jusqu'à 1/250e s'il y en a assez car il sait que vous voulez alors déboucher les ombres. C'est bien pratique, mais avec le couplage par le câble plutôt simple, le 2eme boîtier ne sait pas que le premier a un flash et fait donc de tout autres choix de temps de pose et de diaphragme. Jouer avec le mode manuel m'a paru restrictif, alors j'ai choisi de bricoler. Il s'agit en fait de reporter les commandes du sabot du flash par un cordon prolongateur sur le 2eme appareil et un trou dans la base du flash pour faire les connexions électriques adéquates.

Le bilan est mitigé. Je n'ai pas vraiment pratiqué le débouchage des ombres, c'était tentant, mais l'ensemble est trop lourd dans la pratique montagne, et c'est très difficile quand on ne voit pas le résultat immédiatement. En basse lumière, ça se passe bien dans 70% des cas. J'ai réussi de très belles photos ainsi. Mais l'éclaire du flash est extrêmement court et il arrive qu'il se termine avant que l'autre appareil n'ouvre son obturateur complètement. Cela peut être dépendant de l'état de fraîcheur des piles dans les 2 appareils.

Puisque l'on est dans les bricolages, il faut que l'on parle adaptation de la base. Evidemment on monte des attaches rapides sur les pas de vis pour pieds photo et on se fait des barres de raccordement ayant des longueurs différentes, pour tenir les 2 boîtiers ensemble. Le câble de raccordement MC-23 étant limité à 40 cm pour les longueurs plus grandes, j'en ai acheté un 2eme que j'ai coupé en 2 et raccordé une moitié à un émetteur radio et l'autre au récepteur. Avec un pied photo, on peut aller comme ça jusqu'à 150m de base. (Il existe aussi des cordons prolongateurs jusqu'à 3m). Le problème, c'est la rigidité des barres qui se vrillent sous le poids de ces lourds boîtiers. J'ai progressivement admis que la perfection n'était pas possible, pas plus que quand je pose un pied photo d'un coté et que j'essaie de cadrer la même chose de l'autre. Il faut accepter de corriger de sérieux décalages au montage.

Voilà un bel équipement qui m'a donné plus de satisfactions que de déboires, surtout connaissant les limitations des autres solutions déjà expérimentées. Là où le problème se corse, c'est avec l'arrivé du numérique et des appareils compacts, légers et performants.

Je ne prendrais pas des appareils reflex numérique !

Il faut dire que cet ensemble a un poids. 2 boîtiers de 900g + 2 objectifs de 600g + 300g de piles de rechanges + 600g de pieds photo + 700g de sac de protection + l,4 kg de barres et radio commande = 6kg dans le sac à dos. Alors la décision est vite prise : quand je passerais en numérique, ce sera pour des petits compacts pas lourds et performants. D'ailleurs il y a un autre argument pour ça : En argentique, on peut choisir son optique et son film. Une optique ouverte, mais moins "piquée" sur un film sensible à gros-grains ou au contraire une optique qui "pique" sur un film peu sensible à grains fins, quand on sait que l'on aura de la lumière ou pas. Avec un numérique, on changera pas de capteur. Il a ses pixels, pas un de plus, pas un de moins. C'est pas en prenant une optique plus "piqué" que l'on changera quelque chose. De plus, il sera pas vraiment plus sensible si on se dit tant pis pour la définition. (Oui, je sais, on peut régler la sensibilité ISO du capteur, mais ce que l'on ne vous dit pas, c'est que c'est au détriment de la dynamique de luminosité. Tout le monde vous parle alors de la monté du bruit en hautes sensibilités.) Les zooms des petits compacts sont calculés au mieux pour leurs pixels, on ne fera pas mieux. Et comble de mal chance, si vous changez l'objectif sur votre reflex numérique, vous ferrez tomber des poussières sur un capteur et pas sur un film. Le film est remplacé à chaque vue, le capteur gardera ses poussières pour chaque vue, alors c'est sur : il ne faut pas choisir un reflex.

Puisse qu'il ne reste plus qu'à choisir parmi les compacts, regardons un peu avec des contraintes raisonnables. Je veux un zoom qui commence à moins de 30mm et finisse à plus de 80mm. Qu'il soit réglable à l'identique sur les 2 compacts. Que le résultat soit synchronisé. Le nombre de millions de pixels est maintenant suffisant pour pas être un critère.

Première déception, le critère de focale limite brutalement les choix. Deuxième déception, la synchronisation électrique ne garantie pas le synchronisme sans des systèmes complexes (lanc shepherd). Troisième déception, les zooms réglables à l'identique, c'est pas si facile.

Par ailleurs, vous essayer les compacts et vous découvrez les limites des images numériques, et principalement la dynamique des lumières. Que de ciels grillés, que d'ombres bouchées. Quand vous sortez d'une visée reflex, le viseur optique d'un compact qui ne couvre qu'une partie excentrée de la photo réellement prise est inacceptable. Vous pensez alors qu'une visée sur écran sera bien meilleur. Vous découvrez un écran minuscule aux couleurs fluctuantes sans détails. Et quand vous voyez l'image finale vous dites, mais c'est pas ça que je voulais prendre! Quand, en labo numérique, vous essayez de tirer le maximum d'une image, le bruit monte (non ce ne sont pas les pixels que l'on voit et qui gênent, mais c'est le bruit dit thermique.) Alors vous pensez : la solution c'est pas un compact, mais ce serait un bridge numérique. Oui, mais il n'en existe pas ou presque.

Un peu de technique :

Et puis comme vous commencez à avoir lu beaucoup de choses sur les images numériques vous commencez à savoir que les pixels ne naissent pas égaux. Il y a les grands et les petits. Ceux qui sont bruyants et ceux qui sont froids. Détaillons un peut ces questions.

Les tailles des capteurs d'images sont très variables. Nikon dans ses réflex a adopté le format 15,8x23,6mm. Canon a plusieurs formats dont le 24x36mm. Certains appareils professionnels sont 45x45mm. Mais quand vous achetez un compact on vous parle par exemple de 2/3 de pouce. En fait ce chiffre n'a rien à voir avec le capteur. Il correspond à des standardisations en vidéo format 4/3. C'est le diamètre de la monture des optiques nécessaire pour une diagonale d'image pour le format 4/3 de la télévision. Voici une table de correspondance :

format (de monture) en pouces diagonal image en mm grand coté en mm petit coté en mm
1/6 2,7 2,2 1,6
1/4 4 3,2 2,4
1/3 6 4,8 3,6
1/2 8 6,4 4,8
2/3 11 8,8 6,6
1 16 12,8 9,6

Les tailles de capteurs des compacts ont tendance à descendre pour en réduire le coût. On est très voisin du 1/2 pouce pour la plupart, ce qui fait une surface de 6,4x4,8mm= 31mm2 contre 373mm2 pour un 15,8x23,6 et 864mm2 pour un 24x36. Comme tous ces capteurs ont presque tous le même nombre de pixel (5 à 10 millions), cela veut dire qu'un pixel de compact reçoit plus de 10 fois moins de lumière qu'un pixel de reflex à ouverture optique égale! L'électronique et la température étant par ailleurs identiques, les sources d'électrons parasites sont alors 10 fois plus fortes vis-à-vis des électrons générés par la lumière. (C'est pire encore dans les téléphones avec appareil photo.) Ceci explique un certain écart de qualité des images obtenues.

Par ailleurs un compact fonctionne comme une camera. Son capteur est tout le temps alimenté en électricité et reçoit directement la lumière. Au contraire le capteur d'un reflex est caché derrière un obturateur mécanique en permanence et dès que l'image est acquise son alimentation est arrêtée. (L'écran derrière un reflex numérique ne vous servira jamais de viseur, sauf si le constructeur met 2 capteurs.) Ce n'est pas que pour économiser l'énergie de la batterie, c'est aussi pour que le capteur reste froid. Plus il est froid, moins il y a de bruit. Il est classique qu'une puce électronique monte à plus de 50°C en fonctionnement continu.

Sony a sorti un compact à grand capteur pour la qualité. Il y a mis une bonne optique. Et tous ceux qui le voient disent : ça a la taille d'un reflex! Par ailleurs le magazine Chasseur d'image démontre aussi que la qualité de la visée dépend aussi de la taille du système de visé. Plus il est grand, plus la visée sera claire et précise.

Bilan : la qualité a une taille!

J'ai acheté 2 reflex Nikon D200 :

Résumons-nous : si les compacts synchronisables n'ont pas un viseur de qualité suffisante et procurent des images de qualité limitées. Si les bridges n'existent pas. Si les appareils de qualité sont gros. Si les appareils reflex se remplissent de poussières. Que reste-t-il?

Ha! mais au fait, un reflex dont je démonte JAMAIS l'optique, c'est un bon bridge. Ca tombe bien Nikon vient de sortir le D200 avec la synchronisation par câble possible et annonce une nouvelle optique un zoom de 18-200mm avec stabilisation d'image. Est-ce une solution?
Un ensemble comme ça : combien ça pèse? Exactement la même chose que le F90X avec le zoom 28-85mm! Quelle taille ça fait ? A très peu près la même chose que le F90X. Quel prix ça coûte? Plus chère! Est-ce raisonnable?

Attendez, faisons un petit calcul. Pendant 10 ans j'ai acheté au moins 40 films par an avec dévelopement, ça me coûtait 100F par film soit : 40x100x10 = 40 000F en péllicule. Plus de 1,5 fois le prix de l'équipement initiale! Le stockage des images numériques sur DVD ne coûte que quelques Euro, alors si je fais ce pas coûteux, je fais des économies! (Moins que si j'avais trouvé les compacts idéaux!)

Les zooms dépliés en longue focal avec leur parre soleil (util en position grand angle).

Bon : est bien, c'est fait, j'ai les boîtiers D200, les optiques, elles, vont arriver quand Nikon les aura fabriquées, pour l'intsant j'utilise les anciennes. Car, entre autres avantages, cette solution me permet d'utiliser mes anciennes barres, câbles, radio commande....

Les tests en numérique :

Là encore la surprise est agréable. Les appareils D200 sont réactifs, presque plus vif que les F90X, alors que l'on parle tellement des lenteurs des appareils numériques. Là rien de tel. Les tests de synchronisation stéréo sont tous bons, meilleurs qu'avec les F90X. Bien sûr j'ai gardé mes habitudes : mode (S) et laisser faire la mise au point, (souvent moins d'une seconde,) puis déclencher. Il y a toujours des situations où la synchronisation peut être mise en défaut, je le répète, nous n'avons pas 2 appareils asservis entre eux, mais bien 2 appareils indépendants. Les résultats sont bons, mieux que ceux obtenus avec les F90X. Je n'ai pas encore trouvé de bonne méthode de mesure pour évaluer l'écart de synchronisme tellement il est faible. Il faut juger sur des exemples. Il me semble que le test le meilleur, c'est sur des gouttes d'eau en mouvement rapide figées au 1/3200e de seconde, et il ne semble pas y avoir d'écart de position sensible.

Voici 4 images avec mouvement, pour illustrer la synchronisation des boîtiers :

Les drapeaux d'une station service autoroutière dans le vent. Base de 35cm à 50m.
info exif : pause = 1/250s, ouverture f/8 , sensibilité = 100ASA, focale = 28mm

Un écran de télévision au 1/125 eme de seconde (c'est bien lent comme temps de pose)
info exif : pause = 1/125s, ouverture f/3,5 , sensibilité = 1600ASA, focale = 28mm, base = 15cm


Le bac de la pointe de Grave pour traverser la Gironde.
info exif : pause = 1/250s, ouverture f/8 , sensibilité = 100ASA, focale = 85mm, base = 35cm

un torrent figé au 1/3200e de seconde.
info exif : pause = 1/3200s, ouverture f/4,5 , sensibilité = 320ASA, focale = 28mm, base =15cm

Suis-je chanceux ou tous les boîtiers D200 sont-ils aussi bien synchronisés? Je ne peux rien garantir.

La visée est bien claire, un peu moins bien ajusté que celle du F90X, un peu plus étroite que le capteur, mais il s'agit de quelques %.

Les essais de déclenchement radio commandés sont bons. Voici des nuages dans le vent au-dessus des montagnes.

Col de la Louze et pointes de Comborsier en Beaufortin
info exif : pause = 1/500s, ouverture f/11 , sensibilité = 100ASA, focale = 66mm, base = environ 50m

Cerise sur le gâteau, ces boîtiers ont un flash intégré. J'ai essayé les photos de personnages en salles avec les 2 flash. S'ils sont bien synchronisés, un flash efface l'ombre portée par l'autre. Je ne peux pas garantir que c'est systématique, mais effectivement ça se produit souvent. Il est possible de faire de la photo stéréo avec 2 flash. Il m'est aussi possible de réutiliser l'ancien flash, mais la compatibilité avec toutes les fonctions performantes (ttl, mesure 3d,...) n'est pas assurée. Nikon veut vendre son nouveau système.

Dans une glasse avec les D200, au flash
info exif : pause = 1/90s, ouverture f/5 , sensibilité = 800ASA, focale = 62mm, base = 15cm

Autre avantage de la modernité, le système de mise au point est maintenant multi-zones. Un mode permet de faire la mise au point automatiquement sur la zone contenant le sujet le plus proche. Les deux appareils sont indépendants, mais si celui de gauche voie le sujet le plus proche sur sa droite et celui de droite le sujet le plus proche sur sa gauche, alors ils feront plus souvent la même mise au point et le cadrage piège sera moins gênant (plus besoin de passer en manuel). Il n'y a pas la même fonction pour le temps de pose, et il me semble que le système multi-zone de mesure du temps de pose est plus instable que celui du F90X en particulier pour les écarts de lumière verticaux. Il semble donc plus critique de garder les axes des optiques le plus parallèles en vertical. Mais nous sommes en numérique et un écart de temps de pose se corrige assez bien, après coup, sur l'ordinateur, ce que l'on ne pouvait pas faire avec les diapos.

Une critique concerne l'orientation de la connexion du câble de synchronisation qui l'expose plus aux efforts en arrachage sur le D200 que sur le F90X.

Pour conclure : passer d'appareils reflex argentiques aux appareils reflex numériques, m'a apporté beaucoup d'avantages, même si ce n'est pas ceux que j'espèrais quand j'imaginais mon futur passage à l'image numérique.

Ha oui! Pouquoi changer d'optique? Il était très bien ces zooms! Il le faut, car le capteur est plus petit que le film. C'est comme si on regardait un agrandissement du film. Le facteur d'agrandissement est donné par le constructeur. Nikon annonce 1,5. Ce qui veut dire que mes optiques zoom actuelles 28-85mm sont équivalentes à de zoom 42-127mm (pas de grand-angle) et que la future optique zoom 18-200mm sera équivalente à un zoom 27-300mm soit : du grand-angle a la très longue focale, d'où le grand intérêt de la stabilisation anti-vibration, ainsi que pour les basses lumières. Qu'est-ce que ça va donner en stéréo? Il y a toujours le risque que les calage des bagues de zoom ne soient pas identiques et que les 2 boîtiers aient alors des focales différentes. Ca ne m'arrivait que très rarement avec mes anciennes optiques. J'espère que ça ne m'arrivera pas avec les nouvelles, mais là encore le numérique peut sauver la mise après coup. J'espère vous en parler bientôt, car ça y est, elles sont là.

C'est beau de pouvoir profiter en stéréo des avantages du monde moderne! Vous imaginez rester en argentique? Si oui : alors de mon point de vue, seuls la projection et les visionneuses vous donnent raison.

Pierre Gidon